Antre de la Princesse...

Petit 9.

le 10/02/2007 à 18h14
La blessure s'ouvre encore, de temps à autre. Je me rappelle qu'il se fout de moi, qu'il n'a jamais été sincère et qu'il ne me dira plus Je T'aime. Alors ça me fait un peu de mal.

Mais globalement, je remonte. Parce que même si son attention me manque, un peu, je crois qu'il m'écoeure, oui, et ça, ça fait guerir.

J'ai décidé de prendre ma vie en main. Je n'ai que quinze ans et il n'est jamais trop tard.

L'année prochaine, à la même date, j'aurai une vie, des amis, des envies.

Cap ? Oui, cap.

Petit 2

le 04/01/2007 à 00h31
Je me sens abominablement seule.

Bilan de ce qui fut l'année 2006.

le 01/01/2007 à 23h30
2006. J'ai du écrire ces 4 chiffres 10000 fois sur des centaines de copies. Des copies de cours pas toujours gardées, parce que je suis bordélique, et que cette année fut une année en désordre.
Je ne me souviens pas de tout et là demeure pour moi un problème plutôt conséquent. Car de ma vie je veux garder tout ces détails qui font que. Mais tant pis, je ferai un bilan avec des bribes de souvenirs malgré mon immense regret de le faire ainsi.

Lorsque commenca 2006 j'étais pleine d'un espoir naif. Je voulais que 2006 soit mon année et je suis pas décue. J'avais prévu de m'accepter, d'être bien dans ma peau, de perdre des kilos. D'apprendre beaucoup, d'être organisée et de tenir des cahiers propres. De prendre les cours, donc, et d'être d'une attention sans précédent. D'avoir mon brevet et de devenir trilingue. De rire plus, de pleurer plus aussi, parce que évacuer, c'est important, et de ne plus mentir. D'aider, d'être ce que je suis, d'avoir un semblant de vie sociale, et d'oublier toutes les futilités.

Finalement j'ai pas tenu grand chose.

Le début de l'année fut d'une pourriture sans précédent. Au collège, rien ne se passait comme il l'aurait fallu et je n'y pouvais fondamentalement rien. De toutes manières ces quatres années furent sans aucun doute les pires de ma vie. Et le regret le plus présent dans mon esprit demeure le choix du collège **** ****** l'année de mes 11 ans. Si j'avais eu la moindre connaissance de l'avenir qui m'attendait, je serai sans aucun doutes allée autre part. Car dans ce collège, rien ne va comme il le faut, et je crois que là bas, je me suis un peu détruite. Là-bas, les gens étaient beaucoup trop différents de moi... cependant je dois avouer qu'en cette fin d'année, même si les personnes qui m'avaient prises en grippe me rabaissaient toujours, même si mes parties de cache cache dans les toilettes afin que l'on ne me traite pas se faisaient de plus en plus régulières, j'avais des gens que j'appellerai mes presque-amis qui me faisaient rire, chaques midi, pendant deux petites heures. Deux petites heures bien petites au final, mais c'était chaque jour la consolation que j'attendais. Mais lorsque le personnel du collège a commencé à me prendre en grippe lui aussi, je savais que le point de non retour était là, juste là, juste devant moi. Je l'ai effleuré mais je me suis contentée de rester là, car aller plus loin aurait été dangereux je crois.
Mais en septembre je suis entrée au lycée après l'obtention de mon brevet avec une note qui ne me satisfait pas. Et même si ce passé me poursuit toujours un peu, je crois que j'arriverai à m'en défaire petit à petit. Mais le début de l'année n'a pas été une mince affaire. Avant la rentrée, je m'étais dites que c'était l'occasion ou jamais de reprendre une nouvelle vie, de nouvelles bases, d'avoir une vie sociale. Mais ce n'en fut rien et je suis tombée de très haut. Personne ne me connaissait et c'était l'occasion idéale pour me fabriquer une nouvelle vie, et pourtant, j'étais encore considérée comme l'intrus, presque tous se connaissaient et personne ne me parlait. Petit à petit je commence à parler, à m'ouvrir, je me suis inscrite à un club et je vois des gens, en dehors. Pas beaucoup, même très peu, mais c'est déjà ça. Car après tout je ne suis peut être pas faite pour avoir des amis, et avoir des semblants de, c'est déjà pas mal.

Entre ces deux périodes il y a eu mes vacances. Des vacances dans un modeste camping qui auront été les plus belles de ma vie. Là-bas j'ai rencontré l'amour et je crois que je ferai tout pour le revoir. Car lui, c'était ma première expérience, lui, c'était une passion, lui, c'était la douceur, la tendresse, la vérité, la patience, la compréhension... lui, c'était un tout que j'aime. Tout avait commencé avec d'autres garcons et pourtant, nous avons finis ensemble. Malgré ma peur de mal faire, il a patienté, et il m'a aidé. Maintenant cela me semble dérisoire mais le fait que je ne sache même pas m'exprimer correctement lorsque je l'évoque veut dire tellement. Peut-être d'ailleurs suis-je incompréhensible en ce moment mais je me comprend, et je crois que c'est le plus important.
Mais le plus remarquable dans l'histoire c'est certainement le fait qu'avec cette relation, j'ai tout oublié, tout. Tout mon amour pour le connard qui m'avait fait par maintes fois souffrir. Et l'ironie du sort c'est certainement qu'au moment où je l'avait oublié, il a ressurgi dans ma vie, et le plus grave c'est qu'à présent, nous sommes ensemble, et l'osmose ne semble pas vouloir se rompre... pourtant je sors avec un autre garcon, en même temps. Probablement aucun sentiments pour ce blaireau qui ne m'inspire pas, qui me dégoute, dont je vomi presque le visage. Mais mes interets sont là, et tout est clair dans mon esprit : J'aime le numéro 1, le second me sert. C'est dégueulasse, c'est dénué de toutes morales, j'aimerai m'en sortir, mais en ce début d'année 2007 aucune solution ne s'impose à mon esprit. Alors je dois liberer et je crois que je libère avant tout dans le sport.

Le sport est certainement la chose la plus importante pour moi. Je me suis pourtant prise de grosses baffes cette année. Car j'avais l'ambition absolue de devenir une presque professionnelle, ou peut être juste quelqu'un de douée. Mes désillusions ont été douloureuses. Car j'ai raté deux fois le championnat de france, car je me suis rendue compte qu'en fait, on m'avait fait participer aux championnats pour me faire plaisir, parce que personne n'avait cru en moi et que je n'ai même pas été capable de prouver le contraire... je le voulais, pourtant. Je voulais de tout mon coeur prouver que j'en étais capable, aussi, autant qu'une autre. Mais mes pointes n'ont pas sues toucher, ni même effleurer le podium... c'est douloureux, oui, encore une fois.

Je ne sais pas si pour finir ce bilan, il faudrait parler de ma famille, puisque c'est pet être bien le point le plus catastrophique. Je crois que je me suis rendue compte d'où viens mon étrangeté, ma sorte d'exclusion par rapport aux autres, le fait qu'on ne me trouve pas «normale». Elle vient peut être de mon éducation. J'ai des parents bizarres, qui pensent bizarrement, qui font bizarrement. C'est très troublant et je ne pose pas de mots justes dessus. Mais durant cette année j'ai vécu la quatrième année de dépression de ma mère et ca, c'est pas facile à vivre. Pas facile du tout. Entre cris et pleurs, entre menaces de bonheur et menaces de suicide, je ne sais plus où donner de la tête et mes larmes ont beaucoup couler pour ca, sans que je ne puisse faire autre chose. Parce qu'elle est comme ca et qu'apart subir, je ne peux rien, tristement rien...

Je crois que cette année a été une année à la fois de souffrance dont mes poignets témoignent et de particules de bonheur qui sont gravées là haut. Mais j'ai espoir qu'à défaut de 2006, 2007 soit mon année...

Et on recommence. Petit 1.

le 01/01/2007 à 15h00

Oui, je suis amoureuse.

Maintenant, je pense, peu, je ne regrette, rien, et puis j'attends.
Et j'attends autant nos prochaines nuits que la chute lorsqu'il me dira qu'il ne m'aime plus...

... encore une fois.

Petit 19

le 11/12/2006 à 20h43
Ouais ca fait mal.


Parce qu'au fond, j'y croyais. J'y croyais beaucoup. Même peut être trop. Jusqu'à la dernière seconde, je me suis imaginée sur le podium. Jusque la dernière seconde, j'ai eu l'espoir de finir première...
Et ben nan. C'eut été trop facile. Et trop beau.

On m'a annoncé ma neuvième place et je me suis effondrée. Mais je ne me suis pas effondrée tout de suite. Je me suis dit que puisqu'il allait falloir attendre un an avant de les revoirs, ses gens, ce public, ces juges, il fallait que je me lève et que je les salus. Je me suis levée et j'ai salué, brièvement, parce que mes jambes tremblaient, et que j'allais tomber. J'ai courru, ensuite. Fuyant les regards et le bonheur des victorieuses. Refugiée dans les toilettes, j'ai regardé mon reflet et je me suis trouvée horrible. Elle est venue, elle a tenter de me consoler avec des mots qui sentait l'hypocrisie, et je n'ai cessé de pleurer qu'en m'endormant.

Au lendemain de la competition je ne peux dire comment je me sens. Je crois que je suis malheureuse, vraiment, mais je crois également que je suis plus prête que jamais à être première... mais l'année prochaine.

Petit 18

le 05/12/2006 à 13h16
 Je crois que j'ai besoin d'évacuer ma souffrance, là.


J'en ai marre, marre de tout, marre de ma vie, marre des gens, je n'en peux plus.

Ce lycée n'est pas pour moi, non, pas pour moi. Il y a trop de mon passé, et il y a trop de présent qui me veut du mal, non vraiment, je ne peux plus. A me faire insultée, à être seule, à n'avoir personne pour moi, c'est devenu invivable. J'ai toujours peur d'au coin du couloir, il y a X ou Y qui me tomnbe dessus, m'insulte, et fasse partir les seules personnes qui me restent.

La vérité, c'est que les conflits, je ne les supportes pas. Je ne peux pas. Voir quelqu'un m'insultée, ou me faire insultée devant des personnes qui compte au moins un peu pour moi, je me sens rabaissée, je me sens mal, et je n'en peux vraiment plus.

Dans ce lycée, j'y allais avec une once d'espoir, un sentiment de renouveau. La vérité c'est que pour que je renaisse, il me faudrait partir, loin de cette maison pourrie qui ne m'apporte rien et ne me plait pas, loin des personnes qui me veulent du mal par amour de la méchanceté, loin de tout cela que je ne supporte plus.

Je ne demande pas d'aller bien loin, juste de partir un petit peu. Mais à moins de tomber sur de l'or en sortant de chez moi...

Petit 17 - Des heures plus tard.

le 03/12/2006 à 22h18

Je ne m'étais pas trompée.

Il y a quelque chose qui a changé. Cela fait deux heures qu'il me parle et rien n'est plus pareil. Il ne me parle plus sur ce même ton d'amour, il doit considéré que je suis faite et que l'affaire est classée.

Je ne sais pas ce que cela me fait mais au fond. J'ai tendance a me dire que je m'en fou et que de toutes manières, j'en ai deux maintenant. Et pour ne plus souffrir avec l'un, il m'en fallait un autre. Et c'est comme si je jouais avec le feu, mais je joue avec des hommes. En esperant ne pas me sentir trop seule au bout du compte...

Petit 17.

le 03/12/2006 à 11h59
Des carresses et des baisers, une complicité encore jamais échangée.

C'était plaisant, vraiment. On a commencé avec des chastes touchés, puis quelques carresses sensuelles, jusque faire des gestes que nous n'aurions jamais imaginés faire ensemble.
Lorsque j'y repense, je repense presque à un rêve, quelque chose qui ne s'est jamais passé. Tout à l'heure, je lui demanderai s'il s'en souvient. Car sait-on jamais, peut être mon imagination m'a t-elle poussée trop loin... et peut être ce Je t'aime n'a t-il existé que dans ma tête.

Dans une semaine je serai aux qualifications pour le championnat de France et j'ai peur. J'ai quelque chose à prouver, et je crois qu'être là bas, c'est un peu ma deuxième partie de rêve, aussi.

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